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Les nuisibles ne sont pas toujours ceux qu’on croit

Triste spectacle, révélé sur l’application Intra-muros ce matin : Une maison à insectes, déterrée puis jetée comme çà, dans le pré le long du cheminement doux ! Merci à Ludovic d’avoir fait remonter l’information via le bouton de signalement de l’application, et nous prouver une fois de plus, une fois de trop, que la gangrène qui ronge notre société ne se limite pas aux grandes villes et que notre écrin de nature, notre communauté ambazacoise, possède aussi en son sein les germes de la déliquescence et de la bêtise !

Doit-on se sentir puissant et viril pour en arriver à saccager ainsi, par pur plaisir, par méchanceté gratuite, une « pauvre » maison à insectes sans défense, doit-on se sentir l’âme d’un justicier pour passer ses frustrations de Caliméro sur du matériel installé il y a peu dans le seul but louable d’attirer des insectes, sources de nourriture pour les oiseaux et bouteille à la mer d’une biodiversité à la dérive à cause de nos agissements égoïstes, immoraux, et court termistes !?

Sans insectes, plus de pollinisation, plus d’arbres, plus de fruits, plus de forêts … plus d’existences viables sur cette planète qui est (était?) pourtant si riche de vies animales et végétales qui ont su s’adapter et survivre pendant des milliards d’années ! A force de scier la branche sur laquelle nous sommes assis, on va bien finir par voir de nos propres yeux la fin de notre civilisation !

Vous allez dire, c’est juste une maison à insectes, mais c’est un épiphénomène qui se répète, qui interpelle et nourrit une colère d’incompréhension !

Le vol de matériels, de panneaux d’entrée de ville, de fleurs dans les parterres, d’arbustes dans les îlots, les déchets laissés n’importe où plutôt que transportés à la déchetterie, par flemme, et toutes les petites incivilités constatées chaque jour, on ne s’en accommode jamais vraiment mais on peut trouver quelques circonstances « atténuantes » à la cupidité et à la paresse, en cherchant bien et avec un degré d’empathie qui frise l’irrationalité, mais même ce temps des Bisounours est aujourd’hui révolu !

Nos services techniques déjà très sollicités vont prendre le temps de le réinstaller, peut-être un peu plus loin du cheminement doux, lui trouver un petit coin tranquille loin de la bêtise humaine pour accueillir ses hôtes, se développer et nourrir l’espoir… et les petits oisillons !